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TRANSFERTS - À l'OM, le début de mercato patine, malgré les ambitions de Longoria et Ribalta
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Publié 28/06/2022 à 23:50 GMT+2
TRANSFERTS - L'OM de Pablo Longoria et Javier Ribalta est ambitieux mais à la peine en ce début de mercato. Entre les échecs sur les profils visés pour se renforcer en vue de la Ligue des champions, les difficultés financières, des cadres comme Saliba et Kamara délicats à remplacer, les joueurs décôtés… le chantier qui attend Ribalta et Longoria expliqué en cinq questions.
Witsel pisté par l'OM : "On sent Longoria tiraillé dans sa stratégie"
Video credit: Eurosport
Tout tenter pour Saliba ou passer à autre chose ?
William Saliba, c'est le dossier brûlant de l'été à l'OM. Le défenseur central sort d'une saison de haut niveau en prêt à Marseille, assez pour avoir connu ses premières capes internationales avec les A en bleu. "Magique" est le terme que le puissant central a choisi pour décrire sa saison. Un sentiment partagé chez les dirigeants, Pablo Longoria le premier, charmés par ses performances.
Le hic ? Il lui reste deux ans de contrat avec Arsenal et les deux parties semblent enclines à continuer (ou commencer) l'aventure ensemble. Quand bien même l'ancien de Sainté était placardisé à Londres il y a encore un an. "J'appartiens à Arsenal, il me reste encore deux ans. Je serai à la reprise avec Arsenal. J'ai fait zéro match et j'ai quand même envie de leur montrer mon vrai visage et d'avoir la chance de jouer pour ces supporters et ce grand club". De quoi doucher les espoirs des supporters de l'OM.
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William Saliba au duel avec Kylian Mbappé.
Crédit: Getty Images
Une mince espérance subsiste, puisque certaines rumeurs ont fait état de la détermination marseillaise à négocier un achat sec de Saliba, voire d'un nouveau prêt. Surtout que Mikel Arteta semble se pencher sur Lisandro Martinez, le défenseur central argentin de l'Ajax Amsterdam, pour lequel il pourrait pousser ses supérieurs à casser la tirelire. Seulement, après la perte de Boubacar Kamara parti à Aston Villa, le secteur défensif phocéen est quelque peu dépouillé.
Pour le moment, l'OM a déjà enregistré l'arrivée de Samuel Gigot, en provenance du Spartak Moscou, recruté puis prêté dans la foulée. Et ce en plus d'avoir fait chauffer la piste du polyvalent Riechedly Bazoer, en fin de contrat au Vitesse Arnhem, capable de jouer en défense centrale comme au milieu -de quoi rappeler un certain Kamara. Rien de transcendant donc, en tout cas pas assez pour faire oublier la saison de Saliba. Et laisser un pan du recrutement suspendu au bon vouloir d'Arsenal dans les négociations pour le faire rester, serait un très gros risque.
Le passage devant la DNCG a-t-il laissé des traces ?
Longoria et Ribalta ne sont pas passés très loin de se voir limités dans leurs possibilités de recrutement cet été. La DNCG a bien failli imposer un nouvel encadrement des salaires au club phocéen, et donc aux émoluments proposés aux futures recrues. Le gendarme financier du foot français, au vu des comptes de l'OM, avait déjà prononcé un encadrement de la masse salariale du club à l'été 2021. Ce qui avait poussé le directeur sportif espagnol à user de trucs et astuces pour enregistrer des arrivées, notamment à étaler les salaires de plusieurs joueurs -Amine Harit et Pol Lirola entre autres.
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Pape Gueye (OM) se prend la tête à deux mains, lors de la 38e journée de Ligue 1, face à Strasbourg - 21/05/2022
Crédit: Getty Images
Cette fois-ci, la cellule de recrutement peut respirer. Le 23 juin dernier, la DNCG, qui avait soufflé le froid en réclamant des éléments supplémentaires concernant les finances marseillaises, a finalement décidé de ne prendre aucune mesure restrictive. Déjà autorisé de nouveau à recruter par le Tribunal Arbitral du Sport fin mai, après l'affaire du transfert de Pape Gueye, Ribalta a de nouveau les mains libres. Mais il a forcément pris du retard.
Comment faire face à la concurrence sur le mercato ?
La fin de la saison rocambolesque, terminée sur une deuxième place arrachée aux griffes de Monaco dans les ultimes minutes de la dernière journée, a laissé place à des scènes de liesse au Vélodrome. Marseille est en Ligue des champions. L'euphorie retombée, il faut désormais recruter. Car le but n'est pas d'aller en C1 pour aller en C1, à l'image de ce qu'a pu faire l'OM lors de ses derniers essais.
Alors il faut recruter des joueurs qui ont les épaules pour. Plusieurs pistes ont été suivies en ce sens, mais un mur se dresse invariablement. Le cas Axel Witsel image parfaitement la situation : l'OM se penche sur un profil intéressant, l'OM lui fait du charme, l'OM se fait doubler par une écurie européenne plus attractive. Pour Witsel, cette écurie, c'est l'Atlético Madrid. A voir si les dossiers Luis Muriel et Clément Lenglet peuvent conjurer le sort.
Reste que pour le moment, les Olympiens se trouvent entre deux eaux. Comme ces nouveaux entrants sur le marché du travail qui ont besoin d'une voiture pour aller au bureau, mais qui ont besoin d'un salaire pour se la payer. Puisque Marseille a les besoins mais pas les moyens ni l'attractivité d'un grand d'Europe, il faut recruter (très) malin.
Les joueurs à vendre n'ont plus vraiment la côte
Pour recruter l'esprit léger, l'OM doit vendre pour dégager de la masse salariale et engranger quelques liquidités. Le souci réside dans la côte des joueurs considérés comme "indésirables". Pour Jordan Amavi, de retour à Marseille après une demie-saison de prêt sans relief à Nice, il sera à la reprise de l'entraînement mercredi. Aussi, L'Équipe révèle que le latéral gauche, qui bénéficie d'un salaire confortable et d'un contrat jusqu'en 2025, compte bien profiter de ses années azuréennes. Nemanja Radonjic se trouve dans le même cas de figure. Pas dans les plans de Sampaoli, il revient, accompagné de son gros salaire et d'un prêt peu concluant à Benfica.
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Nemanja Radonjic
Crédit: Getty Images
Duje Caleta Car, lui, représente toujours une potentielle rentrée d'argent. Cependant, le train West Ham étant passé, les Hammers ayant recruté Nayef Aguerd pour 35M€, les prétendants ne sont plus si nombreux. Et il faudra le vendre cet été, car son contrat expire l'an prochain, au risque de revivre les cauchemars Thauvin et Kamara, partis libres.
Ajoutez Kevin Strootman et ses plus de 500 000 euros euros bruts par mois, symbole des errements du recrutement de ces dernières années. Et terminez sur les joueurs qui n'ont pas pu exposer leurs qualités depuis un moment, parmi lesquels Alvaro Gonzalez qui n'a pas joué la moindre minute depuis février. Ou encore Luis Henrique dont le statut sous Sampaoli est passé de titulaire en puissance à propriétaire d'un un mètre carré sur le banc. Il va falloir pousser pour vendre.
Relancer l'équipe réserve ?
Après une descente en National 3 cette saison, la réserve de l'OM a déjà enregistré trois nouvelles recrues cet été. La première, Jelle Van Neck, 18 ans, portier du FC Bruges avec qui il a goûté la Youth League. La plus importante, Bartug Elmaz, milieu de terrain et capitaine de la sélection U19 turque. Et enfin François Régis Mughe, ailier capable de jouer sur les deux flancs de l'attaque et U17 international camerounais, formé à l'Académie des Brassières au Cameroun, ont débarqué au club.
Peut-être que ces recrues ne verront jamais le plus haut niveau en France, peut-être que parmi eux se trouve un futur titulaire, ou au moins une belle plus-value. Toujours est-il que ces trois mouvements, officialisés le 24 juin, sont à prendre en compte dans la politique sportive du club. Surtout, ils sont les seuls à avoir été officialisés cet été pour le moment. Si la patte très "scouting" Longoria a encore du mal à se faire ressentir chez l'équipe première dans ce mercato estival, au moins elle existe ailleurs. La volonté est là.
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